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BIENTÔT, ARTHUR SERA DE NOUVEAU UN HÉRO.
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De même, en lisant cet article, vous acceptez le risque de tomber sur des spoilers la fois sur le média dont il est question mais aussi sur les reste de la saga.
ALERTE SPOILERS
Cette page est susceptible de vous révelez des informations sur l'intrigue de Kaamelott - Résistance. En choisissant de lire cette page, vous prenez le risque de vous divulgâcher l'histoire, de gerber et éventuellement, de mourir.

Kaamelott Résistance logo.png

Kaamelott Résistance est une période située après le Livre VI de Kaamelott et qui précède la trilogie de films, qui aborde le temps où Arthur a fui la Bretagne contrôlée par Lancelot pour échapper à ses hommes en blanc. Les personnages que l'on connaît sont partagés entre résistance et collaboration. C'est une période de l'histoire qui a toujours intéressé Alexandre Astier, qui hésite toujours sur le format pour la raconter.


Formats et intrigue[]

En 2010, dans la web-émission J'irai loler sur vos tombes, Alexandre Astier dévoile son intention d'écrire l'histoire de cette période sous le format de nouvelles avec des intrigues rappelant en partie l'occupation française qui a débuté en 1940. Il y aura ainsi de l'héroïsme, des complots, des dénonciations, de la passivité, des échecs, etc.
Lors de la 5e édition du festival Scénaristes en séries, dans une interview de NoWatchTV, le créateur de Kaamelott confirme le format nouvelles.[1] Il ajoute, lors du Festival international de la Bande Dessinée d'Angoulême 2012, qu'eles seront enrichies par une version numérique avec des décors sonores et le doublage par les acteurs, avec des graphismes pouvant aller du croquis détaillé à la peinture. Il envisage par la suite de proposer à M6 une adaptation spéciale de 90 minutes ou de deux épisodes spéciaux de 52 minutes diffusée en une soirée.[2]
Le 21 juin 2012, l'interprète d'Arthur révèle le logo de Kaamelott Résistance sur Twitter.[3] Un R représentant le mot "résistance" recouvre le K stylisé du logo Kaamelott des livres V et VI. La couleur rouge du R et le trait de pinceau laissent penser à un univers sanglant.
Le 5 juillet 2012, lors d'une conférence à la Comic Con, il est dit que Kaamelott Résistance sera composé de 10 à 12 nouvelles, chacune correspondant à un groupe de personnages.[4] Depuis, Alexandre Astier semble avoir pensé à plusieurs autres formats possibles, dont la série d'animation ou le manga, mais rien n'est fixé, la seule chose certaine étant qu'il souhaite raconter cette histoire dans un format différent de celui de la série.[5]
Sur les deux heures de Kaamelott : Premier Volet, 30 minutes sont réservées à un acte I dédié à cette période qui aborde « l'oppression du pays par Lancelot, les clans qui résistent, les clans qui collaborent, l'absence d'Arthur et sa recherche et tout ce qui va découler de tout ça. » Les nouvelles serviraient donc à développer cette partie de l'histoire et à « asseoir la situation. » Alexandre Astier déclare qu'on pourrait presque l'envisager comme un spin-off.

Contenu[]

Pendant les 4 jours de la Comic Con 2012, une exposition Kaamelott Résistance était disponible pour les visiteurs présents.[6] On pouvait y trouver des peintures numériques, des aquarelles, des dessins, des textes explicatifs de la période, etc.

Conférence[]

La légende indique "Depuis Arthur, personne n'a réussi à retirer Excalibur du Rocher. Pas même Lancelot..."

Un aperçu est dévoilé lors de la conférence de l'événement : on y apprend notamment que le Rocher est devenu une sorte de « festival d'Avignon » autour duquel il y a toujours du monde. Des campements se sont formés, Excalibur étant devenu une sorte de monument, autour duquel se pressent des marchands, des sans-abris, des confréries ainsi que des personnes tentant toujours de retirer l'Épée.

Kaamelott avec Lancelot sur son trône, avec à côté le roi Loth et l'armée blanche. La légende indique "Lancelot le tyran. Le nouveau Souverain du Royaume de Logres, le nouveau visage de la Quête du Graal."

La garde rapprochée de Lancelot, la garde blanche, protège le tyran. L'ensemble de son armée est vêtue de blanc. Le Roi Loth, se plaçant du côté du pouvoir, soutient Lancelot.

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Au niveau des clans, on retrouve les Petits Pédestres qui ont la particularité de marcher plutôt que monter à cheval.
Le clan des Semi-Croustillants est un clan de résistants. Ils n'ont pas hésité une seule seconde, car ils n'ont jamais apprécié Lancelot (qu'ils appelaient "blondinet") et qu'ils sont fidèles à Arthur. Perceval et Karadoc, chefs du clan, décident que la totalité de leurs actions se feront en monde souterrain. Ils ne verront donc pas le jour de tout Kaamelott Résistance. La taverne étant surveillée, ils déplacent leur QG dans le jardin de la taverne et creusent des galeries dans le but d'atteindre Kaamelott par le dessous. Le problème est qu'il y a environ 60 kilomètres qui les séparent de leur objectif et ils n'ont pas le sens de l'orientation. Ils ont toute fois inventé un périscope pas très facile d'usage qui pourrait leur servir.

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Léodagan et Séli de Carmélide sont confinés dans leur pays. Le Royaume de Logres est soumis à plusieurs interdictions, notamment celle de se réunir à plus de huit - c'est-à-dire le nombre de Chevaliers que permettait d'accueillir la Table Ronde - ou celle de faire de la lumière après la tombée de la nuit. Les clans indépendants n'ont plus le droit d'avoir une armée. La Carmélide étant ainsi démilitarisée, les beaux-parents de l'ex-Roi sont pressés que ça s'arrête. Ils sont ainsi considérés comme « résistants en attente. » Le pays est considéré comme un « clan soumis » dans l'exposition.

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Bohort a un grand accès de chevalerie justifiée par une volonté, de sa part et de celle de son entourage, de devenir un grand héros.

Exposition[]

L'exposition Kaamelott Résistance contenait :

  • des textes :
    • 10 extraits illustrés par des dessins et croquis réalisés par divers dessinateurs. (voir tableau ci-dessous) ;
    • un story-board en 3 parties ;
    • 2 décrets de Lancelot sous forme de parchemins ;
  • des tableaux à l'aquarelle montrant la situation de la période ;
  • 2 costumes portés par Arthur dans la série. On trouve même deux pages sous formes de storyboard dialogué, racontant un passage de l'histoire.

Extraits illustrés[]

/!\ La transcription se veut reproduite fidèlement, sans volonté de corriger de potentielles fautes. /!\
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Sera jeté en cage pour n’en plus jamais sortir quiconque sera trouvé portant secours au bâtard d’Uter, Arthur Pendragon, à l’un de ses Chevaliers, ou à l'un ou l’autre individu de son entourage n’ayant pas juré fidélité au noble Lancelot du Lac.

Sera passé à la question quiconque aura dissimulé une information propre à mener les représentants du Gouvernement de Kaamelott à la cache d’Arthur Pendragon ou à celle de l’un ou l’autre de ses Chevaliers renégats.

Sera exécuté sur le champ quiconque sera surpris à encourager une action terroriste à l’encontre du Gouvernement officiel, à planifier un attentat visant à éliminer un membre de la nouvelle Kaamelott ou à encourager et faciliter, d’une manière ou d’une autre, les actions de la Résistance.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations : /
Note : Ce texte était placé à l'entrée de l'exposition
Le Nouvel Ordre
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Une journée.

Il ne fallut qu’une seule journée pour balayer l’ancienne Fédération et instaurer un pouvoir nouveau sur le Royaume de Logres. La garde fédérale de Kaamelott, voyant arriver une armée commandée par leur ancien ministre, n’opposa pratiquement aucune résistance.
Certains soldats se convertirent même immédiatement et sans cacher leur contentement, adoptant l’habit blanc presque sur le champ et rejoignant les forces de Lancelot avant même qu’il fût midi. Les hommes furent lancés à travers la région pour dénicher les Chevaliers d’Arthur, les arrêter et confisquer leurs biens et leurs domaines.
Au crépuscule, les geôles de Kaamelott étaient pleines à craquer ; la Table Ronde, celle qu’Arthur avait toujours voulue en pierre, était brûlée. Tout juste dans les murs, Lancelot courut s’asseoir sur le Trône d’Arthur. Il donna tous ses ordres depuis ce poste, sans jamais le quitter de la journée, ne jetant qu’un regard concentré, de temps à autres, sur les vitraux illuminés.

Quand on vint lui dresser la liste des arrestations, il n’eut aucune réaction. Une seule chose l’intéressait : Arthur. L’avait-on trouvé ? Quand on lui annonça que, pour l’instant, aucun indice n’avait pu indiquer sa piste, il entra dans une rage folle. La victoire du jour ne comptait pas ; alors qu’à présent, tout lui appartenait, alors que les pleins pouvoirs lui étaient acquis, il n’avait pas un seul instant de satisfaction. Pas un.
Sa jambe n’avait jamais cessé de trembler, il ne s’était assis sur le trône qu’à demi, comme un enfant que l’on tient à table contre son gré et qui s’impatiente. Arthur. Tant que le spectre de celui qu’on appelait – risible surnom – « le juste » hanterait la forteresse de la possibilité de son retour, la légitimité de Lancelot auprès du peuple de Logres serait en péril. Alors que son prédécesseur avait su, petit à petit, obtenir la bienveillance de ses sujets, Lancelot, lui, devrait s’imposer par la Force, l’intimidation et la surveillance.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations : /
Note : Les illustrations montrent Lancelot, nouveau roi du Royaume de Logres.
Le Nouvel Ordre
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Le coup d’État de Lancelot avait inspiré des sentiments plus que divers chez les Chevaliers de la Table Ronde et avait strictement divisé le Royaume de Logres en deux groupes distincts : les Résistants et les Collaborateurs. Et comme toujours et à tout propos, un troisième groupe avait finit par émerger, un groupe à qui il faut toujours le temps de réflexion : celui des indécis, auquel on peut rallier sans hésiter celui de ceux qui s’en foutent.

Les membres de l’ancien Gouvernement dont l’existence avait été profondément modifiée par les nouvelles directives du tyran avaient dû se positionner de manière tranchée. Pour la plupart, pas d’hésitation possible. Bohort, depuis toujours scandalisé par l’attitude de son cousin Lancelot, n’avait vu dans ce putsch qu’une manifestation supplémentaire de sa folie grandissante. Bien qu’ayant opté pour un courageux repli sur les terres de son père, à Gaunes, il entretenait, vis-à-vis du nouvel ordre un profond mépris.

Léodagan, confiné en Carmélide par ordre de Lancelot, nourrissait tant de rancune au sujet de son tourmenteur qu’on le sentait parfaitement susceptible de se joindre à n’importe quel projet visant à le débouter.
Les Chevaliers Perceval et Karadoc, dont la fidélité à Arthur n’avait jamais été mise à mal, s’étaient immédiatement lancés dans la clandestinité la plus totale, se cachant des forces blanches de Lancelot pour manigancer d’ingénieux complots ; ils représentaient, sans aucun doute, le réflexe résistant le plus fort et le plus convaincu. Pas une seconde ils n’avaient songé au danger dans lequel les précipiterait leur choix. Pour d’autres, comme le Roi Loth d’Orcanie, la situation était tout aussi claire : sa position aux côtés de Lancelot était d’une légitimité sans faille. Il avait participé au recrutement de l’armée blanche et même, avait financièrement couvert le putsch du Chevalier du Lac. Hervé de Rinel, quant à lui, n’avait encore rien décidé. En fait, dans son proche entourage, on pensait que son hésitation était beaucoup moins dû à l’ambivalence de sa conviction politique qu’à sa parfaite incompréhension de la situation actuelle. D’ailleurs, quand on lui parlait de Lancelot, il répondait souvent : « Je suis pas sûr de savoir lequel c’est... »

Texte : Alexandre Astier
Illustrations :
1 à 3 : Blarg
4 à 5 : Thomas Labourot et Christian Lerolle
6 à 9 : Thomas Labourot
Note : D'après les illustrations, Elias de Kelliwic'h serait du côté de Lancelot.
Le Nouvel Ordre
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Lancelot avait instauré un nouvel Ordre sur le Royaume. Les principes laxistes et utopiques de son prédécesseur étaient bien loin. Il était dorénavant interdit d’allumer la moindre torche, de la tombée de la nuit au lever du soleil. Tout point lumineux sur le territoire était considéré comme une tentative de guidage des groupes résistants, comme le signe d’une réunion secrète ou d’une quelconque activité illégale.

De plus, il était strictement interdit de se réunir à plus de sept personnes. « Pourquoi sept ? », avait demandé le Roi Loth à Lancelot lorsqu’il avait imposé ce décret. « Parce qu’à la Table Ronde, on était huit. » Personne n’avait osé formuler de commentaire, pas même le Seigneur Galessin qui, pourtant d’ordinaire prompt au cynisme, avait préféré s’abstenir au vu du caractère instable du nouveau Souverain.

De plus, il avait été décidé que tout déplacement de plus de dix lieues devait faire l’objet d’une demande de laissez passer. Des postes-péages avaient et disséminés dans tout le Royaume et le moindre voyageur incapable de fournir une autorisation officielle était lourdement questionné et, bien souvent, mis aux arrêts. Quant aux anciens Chevaliers de la Table Ronde, ceux d’entre eux qui ne s’étaient pas rendus d’eux mêmes et qui n’avaient pas souscrit à la démilitarisation totale de leur territoire ni signé l’imposant décret qui décrivait les nouvelles lois auxquelles ils devaient se soumettre, étaient assidument recherchés dans tout le Royaume – y-compris dans sa partie continentale – et on encourageait vivement quiconque aurait pu les apercevoir à donner tous les renseignements possible pour aider à leur arrestation.

Et surtout, Lancelot avait clairement énoncé la priorité absolue : retrouver Arthur. Rien n’était plus important. On lui avait rapporté, une fois, que le bandit Venec était plus que renseigné à ce sujet et que, même, il était possible que ce fût lui, le jour du coup d’État, qui eût aidé Arthur à fuir. Lancelot, qui n’avait jamais prêté la moindre attention au marchand d’esclaves jusqu’alors, concentrait fiévreusement ses recherches sur lui.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations : /
Note : /
Les Clans Soumis
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L’ancien traité qui liait la Carmélide à Kaamelott était bien loin !
Léodagan, jadis, avait tout obtenu de son gendre Arthur : souveraineté monétaire, militaire, justice, autonomie ... Souvent inspiré par les principes politiques sans compromis de son épouse Séli, il avait réussit un tour de force peu commun : placer son pays sous la coupe d’une fédération sans rien fédérer du tout qui ne lui appartint.

Rien ! Et tous ses privilèges d’avant – à part quelques uns véritablement trop barbares pour subsister – avaient été conservés, sous prétexte de tradition et d’identité. Kaamelott lui avait apporté, de son côté, tout un tas de rétributions diverses visant à promouvoir la protection de son territoire ; Léodagan de Carmélide, obnubilé par la défense et toutes les technologies – chères – qui s’y rapportent, avait tout balancé dans la fabrication de tourelles et d’engin de siège, bien qu’il n’eût jamais projeté d’assiéger qui que ce soit. Il profitait de son rattachement au Royaume de Logres tant qu’il pouvait et, en échange, ne lui rendait rien. Les réunions de la Table Ronde étaient le seul folklore arthurien auquel il acceptait de se livrer, à condition, bien sûr que cela ne lui prit qu’un temps minime et ne lui coûtât rien.

Aurait-on pu humilier Léodagan de Carmélide plus sûrement qu’en lui ôtant sa souveraineté militaire ? Aurait-on pu lui asséner coup plus sévère qu’en démantelant sa chère armée ? Pire, pouvait-on le placer en situation plus inconfortable qu’en le livrant, affaibli et humilié, aux sarcasmes de son père Goustan le Cruel ?

Ultime péril : il vivait à présent confiné dans sa forteresse de Carmélide, face-à-face avec son épouse Séli, à la compagnie de laquelle il ne pouvait maintenant plus se soustraire. Lancelot et son putsch lui auraient été indifférents s’il n’en avait pas tant subi les conséquences... Il regrettait cependant les heures où son gendre était sur le trône de Bretagne : vivre à présent sous le glaive insensé d’un Chevalier narcissique et illuminé lui promettait des instants pénibles, et son mépris des causes se trouvait, chose rare, bien fragile à son grandissant besoin d’action.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations :
1, 2 et 3 : Blarg
4 et 5 : Thomas Labourot
6 : Thomas Labourot et Christian Lerolle
Note : /
Les Clans Soumis
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Des tourelles. Des tourelles, des tourelles et encore des tourelles. Il y a pratiquement plus de tourelles en Carmélide que d’habitants. Et cette tendance avait évolué jusqu’au coup d’État de Lancelot : entre le peuple de Carmélide qui n’avait de cesse de déserter sa terre natale au profit de gouvernements plus souples et modernes – comme Kaamelott – et les tourelles qui continuaient de fleurir, on commençait à avoir du mal à trouver suffisamment de main d’œuvre pour assurer leur entretien, sans parler des roulements de garde qu’elles exigeaient.

Les tourelles de Carmélide étaient devenues une célébrité dans tout le Royaume : auraient-elles produit quoi que ce soit de négociable, le pays tout entier aurait connu une expansion florissante. Malheureusement, elles ne produisaient rien. Pire, plantées dans le sable des côtes, il y a bien longtemps qu’elles avaient découragé toute tentative d’invasion par la mer : bien mal habile capitaine aurait été celui qui aurait fait cap sur la Carmélide avec l’espoir concret de percer une pareille muraille !

Pourtant, les tourelles avaient continué de pousser jusqu’à ce que Lancelot grimpe sur le trône d’Arthur, et seul un événement de cette ampleur avait pu stopper leur propagation. Léodagan de Carmélide ne s’était pourtant pas attelé à une entreprise de si grande envergure par vocation artistique, pas plus que par simple folie, non... Tout simplement, le caractère inflexible du Sanguinaire se manifestait par le biais de ces tourelles ; s’il l'avait pu, il aurait resserré les mailles de son curieux filet jusqu’à ce que le moindre hérisson soit immanquablement détecté et transpercé d’un carreau d’arbalète à sa simple tentative de pénétration du territoire de Carmélide, cette Carmélide où, tout simplement, on n’entre pas. Personne. D’ailleurs, Léodagan s’était toujours étonné qu’on puisse le lui reprocher. Il avait pourtant signé un traité de libre passage pour tous les peuples fédérés de Logres. Pourtant, à la question : « Pourquoi est-ce si difficile de rentrer chez vous ? », il n’avait qu’une réponse.
« Pour commencer, vous n’avez rien à glander chez moi. Est-ce que je vais chez vous, moi ? Non. »

Texte : Alexandre Astier
Illustrations :
1 : Blarg
2 : Thomas Labourot et Christian Lerolle
3 : Thomas Labourot
Note : /
Les Clans Soumis
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Lancelot n’imaginait pas régner sans Guenièvre à ses côtés. Même, il avait conscience que le spectre de Guenièvre, qui hantait son esprit jour et nuit, l’empêchait de se donner corps et âme à la Quête du Graal. Partout, la forteresse de Kaamelott portait les signes de sa bien-aimée ; partout, un objet, une pièce, une allée des jadins lui rappelait ses années aux service du Roi Arthur, pendant lesquelles il avait, tous les jours, côtoyé celle qu’il avait toujours aimée en secret.

Guenièvre, elle, avait en mémoire leur vie en forêt, quand elle était partie, après une ultime trahison de son époux, avec Lancelot dans son camp retranché. Du temps que son amant organisait son armée séparatiste – celle-là même qui, plus tard, renverserait la Fédération d'Arthur –, elle avait attendu, des semaines, des mois, regardant Lancelot devenir chaque jour un peu moins sensé, un peu plus malade. Elle l’avait vu passer tous les caps de sa folie tyrannique, jusqu’à le surprendre, même, à parler tout seul ou se lancer soudain à la poursuite d’un personnage en noir que personne à part lui ne voyait jamais.

Aujourd'hui, Guenièvre avait peur. Elle se souvenait du jour où Lancelot avait pénétré dans Kaamelott par la rivière souterraine, et où il l’avait assommée d’un coup de poing. Elle se souvenait qu’il l’avait séquestrée... Et même si, à présent, elle recevait chaque deux jours une missive de Lancelot, l’invitant à le rejoindre pour redevenir, à ses côtés, Reine de Bretagne, même si elle avait bien entendu dire que c’était Lancelot qui avait tiré Arthur des griffes de la mort au jour de son suicide, elle se cachait chez son père, en Carmélide, et attendait patiemment que Lancelot desserre son étreinte. Quant à ses parents, ils s'étaient persuadés qu'elle était folle, à la voir refuser la main d’un Souverain. Quelle femme courtise-t-on autant? Qui peut prétendre être Reine d'un Roi un jour, et Reine de son rival le lendemain ? C'était inespéré. Mais Guenièvre se terrait. Et elle continuait à refuser Lancelot, attisant chaque jour un peu plus sa colère, prenant le risque qu’il s’en prenne à la Carmélide tout entière.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations : Thomas Labourot
Note : /
Les Clans Soumis
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Le Royaume de Logres Continental était devenu la terre de tous les espoirs.

Éloigné du centre névralgique du gouvernement de Lancelot – Kaamelott – et séparé de lui par le bras de mer que les Romains appellent Fretum Gallicum, le continent décourageait les forces de Lancelot. Trop vaste, il était pratiquement impossible d’y mener des recherche : les dialectes s'y étaient multipliés, les traditions séculaires avaient subsisté : l’influence du Royaume Îlien y était, parfois, à peine perceptible.

Pour Lancelot, il régnait un tel mystère sur ce continent – qui était pourtant sous son joug – qu’il en était venu à se persuader qu’Arthur s’y cachait. Bien que personne ne lui donnait le moindre renseignement étayant cette théorie, il s’était mis à nourrir ce fantasme, probablement parce que c’est là-bas qu’il aurait été se cacher de Kaamelott, lui-même, si le besoin s’en était fait un jour sentir.

De plus, il savait qu’Arthur y avait des alliés. Le Chevalier Bohort, après le putsch, avait décidé de rentrer sur ses terres, à Gaunes. Il y avait aussi le Duc d’Aquitaine, qui avait toujours manifesté une sympathie pour Arthur. Il y avait Vannes, le fief du Chevalier Karadoc et de Mevanwi, l’ancienne amante du Roi... Oui, Arthur pouvait avoir trouvé vingt refuges sur le continent. Et Lancelot avait envoyé ses troupes, les mêmes que celles désignées pour porter la nouvelle du Coup d’État, chez les anciens représentants continentaux de la Quête du Graal.

En vain. Arthur n’y était pas. Ou alors y était-il? Il eût fallu un homme par acre de terre pour l’y dénicher. Lancelot avait aussi envoyé des espions, espérant qu’une conversation trahisse, un jour, la cachette de son rival... rien. Si Arthur était chez Bohort ou chez le Duc d’Aquitaine, il y était si secrètement dissimulé que même les servantes, la garde ou les métayers ne prononçaient jamais un mot à son sujet. Lancelot, sentant le continent se soustraire à son autorité, l’imaginant même se moquer de lui et de l’absence d’Excalibur à sa ceinture, nourrissait une rancune grandissante. Il se promettait à lui-même de se débarrasser par les flammes de ce relief de l’ancienne Fédération, comme on ampute un membre qui ne répond plus aux ordres.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations :
1 : Thomas Labourot et Christian Lerolle
2 : Thomas Labourot
Note : /
Résistance !
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Ils n’avaient pas hésité une seconde.

Par fidélité à Arthur, certainement, mais aussi car ils avaient toujours considéré Lancelot comme quelqu’un de suspect dont il fallait se méfier, Perceval et Karadoc, à l’annonce du putsch, n’avaient pas mis longtemps à concevoir leur réponse.

En premier lieu, il fallait trouver un Quartier Général ; la Taverne, qui jusque-là leur avait servi de base, était étroitement surveillée par les hommes de Lancelot et l’endroit devait être considéré comme perdu. Cependant, à deux pas de cette taverne – il ne faut pas trop s’éloigner non plus – une clairière discrète répondait à leurs attentes : elle avait été désignée comme centre névralgique de leurs futures actions terroristes.

À quel moment s’étaient-ils mis d’accord sur une tactique exclusivement souterraine ? C’est difficile à dire. Ils n’avaient cependant jamais douté une seconde de cette orientation pour laquelle ils n’avaient pourtant aucune connaissance, pas plus en combat en tunnels qu’en forage, minage, orientation, ni en aucune discipline en rapport avec l’excavation. Pire : leur Enchanteur Merlin, qui ne cessait d’ailleurs de le leur rappeler, voyait tous ses pouvoirs druidiques s’évanouir en milieu souterrain. Aucun appel possible aux forces habituelles : le ciel, la foudre, les animaux, à part les taupes avec lesquelles il n’avait, disait-il, aucun fluide.

Bien qu’elle n’eût jamais été clairement énoncée, la mission finale de la vaste entreprise du clan des Semi-Croustillants était de progresser, par le biais d'un réseau de galeries, jusque sous la forteresse de Kaamelott, dans laquelle ils pourraient s’introduire à la barbe de la garde. Avaient-ils réellement conscience du travail colossal que représentait le cavage d’un pays tout entier ? Oui, à les entendre... Mais rien n’avait réussi à les décourager ; l’idée même d’effectuer la moindre étape à l’air libre leur paraissait grotesque et, pensant aux autres groupes résistants dont on racontait partout les arrestations, ils ne pouvaient réprimer une quinte de rire à l’idée d’une telle ringardise et d’un tel manque d’inventivité.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations : Thomas Labourot
Note : Merlin est retissant à l'idée de procéder sous terre.
Résistance !
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Les Chevaliers Yvain et Gauvain avaient déjà eu, jadis, un mal fou à comprendre la notion d’indépendance, à l’époque où ils optèrent pour l’autonomie en fondant le Clan des Petits Pédestres.

La fièvre de l’émancipation les avait pris et ils s’étaient surtout attardés aux détails : un lieu sur la carte pour leur quartier général, un nom pour le clan (directement en rapport avec leur aversion pour les voyages à cheval)... Ils avaient aussi longuement débattu de l’éventualité d’accueillir Demetra au sein de leur Clan, avant de décider de la marier, ni plus ni moins, à Yvain.

Mais la véritable nature d’un clan autonome, indépendant pour partie, mais soumis à l’autorité d’Arthur en de nombreux cas spécifiques, n’avait cessé de leur échapper. Et pour parfaire leur incertitude, à peine s’étaient-ils habitués à leur nouvelle vie, on vint leur apprendre qu’un putsch avait eu lieu, qu’Arthur, beau-frère de l’un et oncle de l’autre, était en fuite et introuvable et que Lancelot, ancien Ministre du Roi − qui avait si souvent joué les précepteurs pour leur apprendre patiemment les rudiments de la chevalerie − était au pouvoir et pourchassait tous les anciens Chevaliers de la Table Ronde.

Ils mirent longtemps à comprendre la chose, à s’en faire une idée, et acceptèrent que la situation complexe qui leur avait jusqu’ici échappé venait d’être remplacée par une nouvelle donne encore plus impénétrable. Ils parvinrent tout de même, au sortir d’une interminable séance d’explications que le Seigneur Calogrenant avait eu la patience de s’infliger, à envisager qu’un choix se présentait à eux. Et ils n’avaient finalement pas hésité, en tout cas, pas autant qu’on aurait pu l’attendre... leur voie serait celle de la Résistance.

La Résistance était finalement une position comme une autre : le terrorisme était une mission intimidante, certes, mais tellement plus aisée à comprendre que n’importe quelle circonvolution politique. Yvain et Gauvain n’étaient définitivement pas les hommes de l'intrigue et du calcul. Ils étaient les Chevaliers des causes limpides.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations :
1 : Blarg
2 : Thomas Labourot
Note : /
La Bannie
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Viviane avait passé les pires années de son existence sous les traits d’une mendiante. Elle avait tant travaillé, pourtant, à maintenir le Roi Arthur sur son Trône, à lui conserver Excalibur à la ceinture, à l’encourager quand il le fallait, et il le fallait souvent...

Elle avait réussi à devenir la légendaire Dame du Lac que seul le fils de Pendragon était capable de voir. Patiemment, sous sa forme éthérée, elle avait orienté son protégé dans les méandres d’une Quête du Graal des plus approximatives, alors qu’elle se savait elle-même insuffisamment renseignée pour lui apporter les réponses qu’il exigeait toujours plus.

Et, quand Arthur lui avait échappé, quand il avait quitté si franchement la route du Graal sans qu’elle ne pût rien faire, on l’avait punie. Bannie de son plan, son premier contact avec le monde tangible fût le Lac Sacré dans lequel On la jeta. Et sa première action terrestre fût d’échapper à la noyade, se raccrochant aux racines et tâchant de survivre, alors que l’enveloppait une sensation horrible qu’elle n’avait jamais connu : le froid. Elle put, cependant, trouver le chemin de Kaamelott et y entrer clandestinement. Arthur la garda près de lui, un temps. Mais Viviane ne se remettait pas de sa propre impuissance. Rien. Elle ne pouvait rien faire.

Elle avait vu Arthur replanter Excalibur dans le Rocher, elle l’avait vu renoncer, attenter à ses jours... Mais quand le fou Lancelot vint au pouvoir, elle trouva en elle suffisamment de ressources pour passer à l’action. Le fils de Ban sur le Trône de Bretagne représentait pour elle une telle ignominie que son courage s’en était trouvé décuplé. Elle savait Lancelot sous la coupe de « la Réponse », la manifestation la plus inquiétante de l’échec humain, et elle était probablement l’unique personne sur Terre capable de présager de l’irrémédiable catastrophe qui se préparait. Le Monde aux mains des forces obscures...

Et elle, faible comme une humaine. Son temps d’errance était à présent terminé. Elle se tenait propre, elle s’habillait, peignait ses cheveux... et mettait tout en œuvre, elle et quelques âmes courageuses qui s’étaient ralliées à sa cause, pour tenter de sauver le genre humain.

Texte : Alexandre Astier
Illustrations :
1 : Blarg
2 : Thomas Labourot
Note : /

Storyboards[]

Le Point De Rendez-Vous 1/3
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Note : Les illustrations représentent Perceval et Karadoc et le camp souterrain des Semi-croustillants.
Texte : Alexandre Astier
Illustrations ::1 et 2 : Blarg
3, 4 et 5 : Thomas Labourot
6 : Thomas Labourot et Christian Lerolle
Point de rendez-vous - 1 - frame 1.jpg
Frame 1 :

Jour.
Plaine bordée de forêt en hiver.

Gauvain

Loin de moi de ne pas prendre cette mission au sérieux, messire Yvain... J'ai réellement eu un problème avec mon matériel de camouflage !

Yvain
Comme par hasard, le jour de la mission secrète ! Si on se fait repérer, au moins, on saura pourquoi !

Gauvain
Nous sommes tout de même à demi camouflés !

Yvain
Je remarque que c'est encore moi qui fais tout le boulot, c'est tout.

Le point de rendez-vous - 1 - frame 2.jpg
Frame 2 :

Bougies et torches.
Intérieur boyau de mine.

Perceval

Ho ! Vous vous foutez de moi ou quoi ? Ça fait une heure que je vous appelle !

Karadoc
Si vous faisiez l'effort de pousser un peu la voix, ça irait sûrement mieux ! Et d'abord, vous êtes censé creuser, pas discutailler !

Perceval
Tirez le chariot !

Karadoc
Pour quoi faire ? Vous voulez revenir déjà ? Vous allez pas me dire que vous êtes fatigué, vous avez pris le relais il y a dix minutes !

Le point de rendez-vous - 1 - frame 3.jpg
Frame 3 :

Bougies et torches.
Intérieur boyau de mine.

Perceval

Je vous ai pas dit que je revenais ! Je vous ai dit de tirer le chariot !

Karadoc
Mais à quoi ça sert si vous êtes pas dessus ?

Perceval
Je vous le renvoie pour que vous, vous montiez dessus ! Après, c'est moi qui vous tire jusqu'ici !

Karadoc
Qu'est-ce que vous voulez que je fasse là-bas puisque c'est pas mon tour ?

Le point de rendez-vous - 1 - frame 4.jpg
Frame 4 :

Jour.
Plaine bordée de forêt en hiver.

Yvain

Comment vous pouvez être sûr que c'est la bonne plaine ?

Gauvain
Ma foi elle est reconnaissable ! Regardez tous ces arbres autour... exactement comme ici...

Yvain
C'est des arbres, ça ? N'importe quoi ! Sur la carte, ils sont verts, et là il y a pas une feuille dessus !

Gauvain
Bigre ! Cette carte a dû être élaborée en plein été... Tout est faussé !

Le Point De Rendez-Vous 2/3
3-0.jpg
Note : Les illustrations représentent les outils et machines utilisées par Perceval et Karadoc pour creuser.
Texte : Alexandre Astier
Illustrations ::1 : Blarg
2 et 3 : Thomas Labourot
Le point de rendez-vous - 2 - 1.jpg
Frame 1 :

Bougies et torches.
Intérieur boyau de mine.

Karadoc

Quand vous aurez cinq minutes, vous m'expliquerez pourquoi est-ce qu'il faut qu'on se retrouve à deux là-bas au fond ?

Perceval
Parce qu'il faut qu'on fasse un point position, gros machin ! On approche du point de rencontre, on doit aviser !

Karadoc
Ça pour faire des points, vous êtes fort ! Mais quand il s'agit de creuser...

Perceval
On creusera quand on aura fait un point position !

Le point de rendez-vous - 2 - 2.jpg
Frame 2 :

Bougies et torches.
Intérieur boyau de mine.

Perceval

Normalement, le point de rencontre, c'est là.

Karadoc
C'est un point de rencontre ou un point position ? Faudrait savoir !

Perceval
J'entends personne de l'autre côté des parois... On a dû se gourer quelque part !

Karadoc
C'est pourtant pas notre genre...

Le point de rendez-vous - 2 - 3.jpg
Frame 3 :

Jour.
Plaine bordée de forêt en hiver.

Gauvain

Vous, c'est pareil ! Vous êtes camouflé avec des feuilles vertes dans un paysage tout pelé !

Yvain
C'est vous qui êtes tout pelé ! Vous êtes pas camouflé du tout, c'est encore mieux ! Si une équipe à Lancelot passe dans le coin, c'est vous qui serez repéré le premier !

Gauvain
Tout ça ne nous dit pas si nous sommes dans la bonne plaine !

Yvain
Moi, je continue pas avec vous qui vous baladez à vue dans vos fringues normales !

Le point de rendez-vous - 2 - 4.jpg
Frame 4 :

Jour.
Plaine bordée de forêt en hiver.

Gauvain

Comme ça, ça vous convient ?

Yvain
C'est déjà mieux ! Sauf qu'il y a personne à l'horizon ! À tous les coups, on n'est pas au bon endroit !

Gauvain
Vous devriez venir sous les arbres vous aussi... Parce que, vu d'ici, je vous assure, on vous voit vraiment très bien ! Je me demande si ce camouflage...

Yvain
Laissez mon camouflage tranquille et tâchez de repérer quelqu'un qui s'approcherait !

Le Point De Rendez-Vous 3/3
3-1.jpg
Note : Les illustrations représentent Gauvain et Yvain, Karadoc dans le tunnel, ce qui semble être les quatre personnes dans le tunnel, et une clairière avec une petite tente au centre.
Texte : Alexandre Astier
Illustrations ::1 et 2 : Thomas Labourot
3 : Thomas Labourot et Christian Lerolle
4 : Blarg
Le point de rendez-vous - 3 - 1.jpg
Frame 1 :

Bougies et torches.
Intérieur boyau de mine.

Perceval

Poussez, nom d'un chien ! Qu'est-ce que vous fabriquez ?

Karadoc
Je me demande pourquoi on s'en sert encore, de ce truc... Je vous rappelle que la seule chose qu'on voit dedans, c'est le ciel.

Perceval
Le ciel, ça indique déjà pas mal de trucs, je vous signale ! Déjà, s'il fait nuit ou pas... S'il y a des oiseaux...

Karadoc
Le seul bon point, c'est que ça fait un petit filet d'air frais.

Le point de rendez-vous - 3 - 2.jpg
Frame 2 :

Jour.
Plaine bordée de forêt en hiver.

Gauvain

Le machin en bois, là-bas ?

Yvain
Je vous jure ! Ça y était pas avant ! C'est sorti du sol, comme ça, boum ! Et en plus, j'entends des voix ! Ça parle !

Gauvain
Mais qui parle ? Le machin en bois ?

Yvain
Entre ça et notre rendez-vous qui arrive pas, je vous jure, ça sent pas bon...

Le point de rendez-vous - 3 - 3.jpg
Frame 3 :

Bougies et torches.
Intérieur boyau de mine.

Karadoc

Qu'est-ce que qui vous prend de tirer là-dessus comme un dingo ?

Perceval
J'ai entendu parler ! Je me dis que si une division de Lancelot passe là-haut, ils sont bons pour repérer l'appareil et nous avec !

Karadoc
Si le rendez-vous arrive pas dans cinq minutes, on abandonne la galerie ! Trop dangereux !

Perceval
Si ça se trouve, ils sont pas loin ! Ils sont sûrement moins bons que nous en creusage, ça doit jouer...

Le point de rendez-vous - 3 - 4.jpg
Frame 4 :

Jour.
Plaine bordée de forêt en hiver / intérieur boyau de mine.

Gauvain

Il est plus là, le truc en bois...

Yvain
Je suis désolé d'être direct mais le mystère s'apaissit de manière assez épaisse...

Perceval
Vous entendez pas des voix, là ?

Karadoc
Si mais c'est la faim... J'ai loupé mon frichti du milieu d'après-midi...

Anecdotes[]

  • Le projet est important pour Astier, car en France on a la culture de la résistance.[6]
  • Cette période aurait pu être racontée dans un livre VII, mais Alexandre Astier craint que ça ne nuise à la popularité des films.[7]
  • L'ensemble du contenu du site kaamelott.com (site officiel de la série) a été retiré fin 2016-2017. Depuis, et jusqu'au 22 janvier 2020, une simple image de runes gravées dans la roche y figurait :
Des fans qui se sont lancés dans la traduction révèlent qu'il s'agit d'un avis de recherche contre Venec. Pour obtenir la prime de 100 pièces d'or, il doit être remis vivant. (Voir les explications de traduction [1], [2])
Selon les extraits de nouvelles de Kaamelott Résistance exposés à la Comic Con 2012, c'est un décret de Lancelot. En plus d'être qualifié de dangereux malfaiteur avec plusieurs chefs d'accusation à sa charge, Venec est soupçonné d'avoir "directement prêté main forte au Roi félon Arthur Pendragon en lui trouvant refuge et en lui permettant d'échapper aux forces de Kaamelott qui le recherchent".

Références[]

Navigation[]

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